De la révolution au rêve aux luciolles

Publié dans billet d'humeur le 26 mai 2008 par psy des champs

Mai, jolie mois du printemps où tout est permis, fait ce qu’il te plaît dit le dicton. Voilà 40 ans des milliers ont enfin pu faire ce qu’ils voulaient, se défaire du carcans patriarcale intolérant. Beaucoup de choses ont eu lieu depuis, des milliers de petites révolutions se sont déroulées de-ci de-là. Est-ce le cycle naturel qui nous rappel à nos aînés, ou est-ce nos aînés qui nous appellent pour finir le boulot…? Point de barricades, d’un nouveau souffle culturel, philosophique, point de contre-pied comme chacun peu le rêver en son sein. Je vous propose aux premières nuits chaudes de vous glisser en-dehors de votre habitat, de vous allonger à même sol, de pointer vers la voie lactée et de vous laisser traverser par les rais lumineux au loin, ce sont les lucioles, insecte porteur de lumière vers laquelle nous tournerons ensemble notre regard. Alors si la révolution est un rêve d’hier, que la nouvelle soit celle du tous ensemble.

Changement d’l'heure

Publié dans billet d'humeur avec des tags, le 2 avril 2008 par psy des champs

Chacun a pu vivre ce week-end le changement d’heure. Beaucoup diront qu’ils sont perturbés, quelques uns n’y prêteront pas attention. Nous devons ce changement au choc pétrolier en 1973. C’était le temps du retour des bas de laines. Actuellement nous nous retrouvons dans la même situation et on peut légitimement se demander si une fois encore nous n’allons pas subir encore un changement d’horaire.

C’est le temps de l’instantanéité, de l’amortissement du temps passé, discours adoré par ceux qui s’en prennent à ceux… qui le prennent. Le changement d’heure ressemble plus au changement d’ leurre, pour qu’ainsi il ne soit plus possible d’avoir le temps de soi, pour soi.

Ne dîtes plus qu’elle l’heure est-il? Mais quel leurre sommes-nous?

le maquis des psychothérapeutes

Publié dans billet d'humeur avec des tags, , le 17 mars 2008 par psy des champs

Michèle, Martine et Francette sont certainement de gentilles dames. Aujourd’hui elles exercent comme psychothérapeutes dans de gentils coins reculés, ou le charme de la campagne vient envelopper le mystère de ces pratiques. Qui sont-elles? Des psychothérapeutes, c’est écrit dans les pages jaunes. Que font-elles? De la psychothérapie, mais laquelle, du développement personnel, de la revitalisation, traitent le surmenage, le stress, le sommeil, les troubles alimentaires, font des soins relaxant aux huiles, de la thérapie familiale, bref une vraie liste à la Prévert. Ce qui nous interroge, c’est pourquoi en tant que psychothérapeute a-t-on besoin d’indiquer les maux dans lesquels on est spécialisé? Une formation et un titre de psychothérapeute ne devraient-ils pas recouvrir ces questions? Si l’on estime que l’on est pas en capacité de répondre à la demande, ne convient-il pas d’indiquer à qui de droit?

Aujourd’hui encore, le titre de psychothérapeute n’est pas protégé et peut être utilisé pour celui ou celle qui après une illumination a décidé de “faire du bien” aux autres. A nouveau un décret concernant la formation des psychothérapeutes est dans les tuyaux du ministère. Ce vieux serpent de la discorde dans les lignes des tenants des psychothérapies conduit le public à s’avancer en aveugle vers ces “spécialistes”. Certains sont sérieux on peut le croire, mais combien d’autres charlatans s’appuyant sur la souffrance psychique pour faire son beurre sous couvert de bonnes intentions?

Les psychologues ont à faire entendre cette concurrence déloyale au sens où ces personnes se forment à côté des voies universitaires reconnaissant le titre de psychologue et l’habilitant, si il a suivi une formation en psychopathologie, à exercer comme psychothérapeute.

Qu’il y ait des magnétiseurs, des guérisseurs, c’est bien dans la tradition rurale, mais qu’ils le disent comme tel, et non dans l’utilisation d’un vocabulaire qu’ils n’ont pas construit et dont ils abusent pour capter trop de personnes désorientées et prêtes à remettre entre des mains leur histoire.

Si à la veillée on aime encore à conter des histoires, qui veille aujourd’hui sur les histoires de ces conteurs?

Retour à la campagne

Publié dans billet d'humeur avec des tags, , , , , le 3 mars 2008 par psy des champs

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Voilà un long moment que rien n’a été apporté à cette page et il est bien temps d’y remédier. L’hiver commence par chez nous doucement à tirer sa révérence, un mois encore et il ne sera qu’un souvenir. Pour beaucoup l’hiver est source de tristesse, on parle de dépression saisonnière. Cette forme de dépression serait associée au manque de lumière et conduirait les plus fragiles à une impression généralisée de tristesse, d’angoisse. Ne nous trompons pas, si la dépression saisonnière a bien été identifiée, quid du reste. Je veux bien évidemment parler de ces drôles d’orientations prises par notre gouvernement et ses gentils animateurs. Baisse du pouvoir d’achat, creusement des inégalités, annoncent délirantes, tout ça sur un ryhtme effréné de samba que personne n’arrive à suivre. Si le cabinet du psy de campagne reçoit ceux pour qui des souffrances anciennes viennent faire retour dans le quotidien, le quotidien proposé aujourd’hui n’est pas de celui à faciliter le traitement de ces souffrances. Et ce ne sont les pas antidépresseurs qui y viendront à bout. Voir les dernières enquêtes à ce sujet. Ça laisse rêveur de l’endormissement général et du costume de marchand de sable qu’a bien voulu revêtir la santé publique, allez jeter un oeil par ici et par-là et encore ici et encore .

Actuellement ce sont les campagnes municipales. Les clochers brillent et les notables s’affairent. Cette campagne a lieu dans un contexte surréaliste. On marche sur la condition humaine où la suspicion de dangerosité peut conduire à un enfermement à vie, on envisageait il y a encore peu d’installer dans la pensée des enfants un objet morbide. C’est haut-les-coeurs et chacun pour soi. Tout ça sur une base de storytelling, arme de guerre politicienne qui consiste à personnaliser un débat complexe et à faire vibrer la corde sensible. Personne n’y résiste. Alors résistons et prenons le maquis, le maquis des idées, ce maquis qui s’agite dans la toile et qui ne demande pas à avoir pignon sur web.

Bientôt nous aurons de nouveaux maires. J’ai espoir que ces nouveaux maires, dans leurs actions, inviteront les concitoyens à être de nouveaux pairs.

Psy des champs

Des primes, Des pressions

Publié dans billet d'humeur avec des tags, , , , , , le 1 novembre 2007 par psy des champs

La dépression chez l’adulte :

 

 

 

L’INPES, bras armé de la santé publique, nous offre sa nouvelle campagne: “La dépression chez l’adulte : en savoir plus pour en sortir”. Après l’indigestion médiatique du “manger des fruits et des légumes 5 fois par jour”, vous allez pouvoir goûter aux bienfaits des antidépresseurs et autres cocktails tant prisés. On va nous apprendre à distinguer la déprime et la dépression selon un modèle imparable offert par l’industrie pharmaceutique. Vous ne connaissez pas le CIM-10? Lui vous connaît puisqu’il sait qu’à partir d’un ensemble de critères vous allez rentrer dans cette catégories des tristes pathologiques. Une aubaine pour relancer l’ordonnancier des médecins, et capter une clientèle pendant des années. Après l’opium du peuple, le cachetonnage en masse. Bien sûr vous trouverez dans le guide de l’INPES la démarche à suivre en cas de coup dur. On y fera la promotion des psychothérapies et des psychologues. Oui, nous sommes encore là. Mais qu’apprend-t-on dans ce guide? Que les consultations de ces derniers en libéral ne peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la sécurité sociale?

Alors qu’aujourd’hui on augmente à un rythme effréné les tarifs des consultations des médicaux, on demande aux usagers (et sans rire) de mettre la main au portefeuille, et comme on fait le triste constat que nous consommons trop de pilules magiques, il serait indécent d’imaginer une prise en charge des consultations des psychologues libéraux. Non c’est vrai, il faut comprendre.

Un article édifiant : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-967538,0.html
Mais surtout ce qui m’a choqué dans cet article c’est ça : “La dépression : en savoir plus pour en sortir”. Ce dispositif d’information (guide, site Internet, spots radio et télé) intervient alors même que les décrets d’application réglementant l’usage du titre de psychothérapeute n’ont toujours pas abouti. Et qu’il n’est pas question, “dans un contexte de déficit de la Sécurité sociale”, a justifié Roselyne Bachelot, ministre de la santé, de prendre en charge l’accès à un psychologue.

 

Des primes à la médecine, des pressions aux usagers.

Automne…

Publié dans billet d'humeur avec des tags, , le 1 novembre 2007 par psy des champs

Automne…

Une nouvelle saison commence, une nouvelle saison qui annonce bien des changements. Pour ma part, je m’offre un bout de liberté électronique, une parenthèse dans le web, un espace disponible à commenter un drôle de quotidien. J’y ferais état de l’activité du psychologue et je ne me priverais pas (trop) d’apporter un regard particulier sur l’enjeu de cette discipline et des abus qui y sont fait sans retenus. Nous pourrons ici échanger, commenter, disserter et analyser pour ceux qui le souhaiteront. Bienvenu à tous, et bon surf.

Pour ce premier changement, je vous présente mon nouveau feuillage.

ici et maintenant