Archive pour psychothérapeute

Des primes, Des pressions

Posted in billet d'humeur avec des tags , , , , , , on 1 novembre 2007 by psy des champs

La dépression chez l’adulte :

 

 

 

L’INPES, bras armé de la santé publique, nous offre sa nouvelle campagne: “La dépression chez l’adulte : en savoir plus pour en sortir”. Après l’indigestion médiatique du “manger des fruits et des légumes 5 fois par jour”, vous allez pouvoir goûter aux bienfaits des antidépresseurs et autres cocktails tant prisés. On va nous apprendre à distinguer la déprime et la dépression selon un modèle imparable offert par l’industrie pharmaceutique. Vous ne connaissez pas le CIM-10? Lui vous connaît puisqu’il sait qu’à partir d’un ensemble de critères vous allez rentrer dans cette catégories des tristes pathologiques. Une aubaine pour relancer l’ordonnancier des médecins, et capter une clientèle pendant des années. Après l’opium du peuple, le cachetonnage en masse. Bien sûr vous trouverez dans le guide de l’INPES la démarche à suivre en cas de coup dur. On y fera la promotion des psychothérapies et des psychologues. Oui, nous sommes encore là. Mais qu’apprend-t-on dans ce guide? Que les consultations de ces derniers en libéral ne peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la sécurité sociale?

Alors qu’aujourd’hui on augmente à un rythme effréné les tarifs des consultations des médicaux, on demande aux usagers (et sans rire) de mettre la main au portefeuille, et comme on fait le triste constat que nous consommons trop de pilules magiques, il serait indécent d’imaginer une prise en charge des consultations des psychologues libéraux. Non c’est vrai, il faut comprendre.

Un article édifiant : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-967538,0.html
Mais surtout ce qui m’a choqué dans cet article c’est ça : “La dépression : en savoir plus pour en sortir”. Ce dispositif d’information (guide, site Internet, spots radio et télé) intervient alors même que les décrets d’application réglementant l’usage du titre de psychothérapeute n’ont toujours pas abouti. Et qu’il n’est pas question, “dans un contexte de déficit de la Sécurité sociale”, a justifié Roselyne Bachelot, ministre de la santé, de prendre en charge l’accès à un psychologue.

 

Des primes à la médecine, des pressions aux usagers.